A Lucas North study, part 1

Edit : I’m sorry for the typos, weird syntax or vocabulary, but my brain just died because of this post XD

It’s been a while since I’ve wanted to write about Spooks. On a specific scene. A difficult , heartbreaking scene, which shows once again the talent of Richard. I didn’t knew how to approach it, I still  don’t by the way, but the idea kept going in circles in my mind so I decided to yield. Even if it means rewatching said scene  several times in an attempt to grasp its nuances and especially why it upsets me so much. The scene in question is, I’m sure you’ve guessed by now, taken from episode 4 of season 8, Lucas North suicide attempt during his imprisonment in Russia.

Before getting into the thick of things I need to develop a few things about me as a viewer. In « real » life, I do not cry, ever. I think the last time I cried was at my grandfather’s funeral two years ago, and it’s not so much his death that saddened me rather than my mother’s absolute misery. I put some distance between the world and me , I am and I must be strong, for me, for others. Therefore, it’s out of question to show any signs of weakness, because yes, crying is a weakness.

In contrast, while watching a film, tv show, reading a book or even listening to music that I love, I can easily burst into tears. These various media are my escapes, they allow me to let go and allow myself, for once, to feel fully. It may be horrible to say this, but I often feel more affected by the fate of a character than by what happens around me. Because in a way, it’s virtual and therefore safe for me.

Now back to Lucas. Seconds before the flashback, he’s been violently arguing with Sarah. He is sharp, aggressive, on the edge. We don’t know if he will explode or collapse. If he will react with violence again, preferring rage to despair, or whether he will be as he is : a broken man. And this is where RA’s talent  is shown. Lucas is feverish, he rushes to the sink, running water to cool both his face and spirit. His gestures are jerky, imprecise, awkward. His agitation is clearly visible. His breathing is audible, fast, he fights against his own body, betrayed by it. There’s also that habit of his I love, which he regularly uses  in distress. He covers his face with his hands. This simple gesture makes  Lucas appear particularly vulnerable and fragile. Throughout this passage his back is turned to us, but at no time his face is needed to understand his inner turmoil. ( I don’t know why but  I think about the « Tempête sous un crâne » of Valjean in Les Miserables. ) This guy is so good, he succeeds to convey emotion with his back!

Flasback. Focus on his face. He’s lying on the floor. He’s exhausted, dirty. His hands against his chest, he’s almost in a fetal position, looking for any comfort. His eyes haggard, he seems  lost, disconnected.

Back to Lucas in his apartment, still filmed from behind, his hands resting on the countertop. He’s overcome by nausea, almost convulsing, while his chest is contracting. His psychological trauma is so intense that it affects him physically. It’s a panic attack, he tries to suppress it as he can. He literally fights against what he feels, he’s overwhelmed by his feelings.

Flashback. This time in wide angle shot. He is curled up on the floor, barefoot, wearing only pants. His cell is empty and decrepit, which further enhances the impression of fragility. Lucas looks almost frail, crushed by the prison. He tries to get up but can’t, he crawls more than he stands up, he even needs the support of the wall. All in an extremely slowness. Every detail, voluntarily or not on the part of Richard, is done to emphasize the impression of vulnerability and instability. He stands hunched, his eyes half closed, as if it were impossible for Lucas to face a second more the reality of his situation. He’s on a razor’s edge, ready to switch at any time.

His lips are plucked, he has trouble swallowing, he lowers his head, forehead pressed against the wall, once again a gesture of submission and surrender. He capitulates. (It’s interesting to see that after the departure of Sarah, he has exactly the same attitude,  this time leaning on the door , after closing it). I don’t know if his decision is made at that moment. He contemplates the idea of his own death, thinking that he can’t bear this life anymore,  or as I say, his non-life. I don’t think that when he grabed the chair he’s fully aware of what he’s doing. Lucas seems to be in a daze. He suffers, so he finds a solution to stop it, a drastic one. It’s simple.

Shoulders low, his face collapses, his mouth is drawn down, lips parted, his jaw hanging and trembling, he’s overwhelmed by the weight of his situation. Only the space between his eyebrows is contracted, accentuating the feeling of depression. In both shots, present-Lucas and past-Lucas, he has the same expression, the same attitude, staring at the ceiling in one case and at the rope  in another. He relives the scene.

I’ll stop here for today, just before the most difficult passage, because this is already much longer than I expected, and unfortunately messier too! I won’t tell you how many times I had to watched this scene, but I must be somehow masochistic 🙂

A Lucas North study part 2 

French below the cut

Cela fait un moment que j’ai envie d’écrire sur Spooks. Sur une scène en particulier. Une scène difficile, déchirante, qui montre une fois de plus tout le talent de Richard. Je ne savais pas comment l’aborder, je ne le sais toujours pas d’ailleurs, mais l’idée d’en parler tourner en rond dans mon esprit depuis un moment alors j’ai décidé d’y succomber. Même si cela signifie revoir ladite scène, plusieurs fois, afin d’essayer d’en saisir les nuances et surtout comprendre pourquoi elle me bouleverse autant. La scène en question, vous vous en doutez, tirée de l’épisode 4 de la saison 8, est celle de la tentative de suicide de Lucas North pendant son emprisonnement en Russie.

Avant d’entrer dans le vif du sujet je dois mettre au point quelques petites choses me concernant en tant que spectatrice. Dans la « vrai » vie, je ne pleure pas, jamais. Je crois que la dernière fois que j’ai pleuré remonte à l’enterrement de mon grand-père 2 ans auparavant, et ce n’est pas tant sa mort qui m’a attristé que la détresse absolue de ma mère. Je mets une certaine distance entre le monde et moi, je suis et je dois être forte, pour moi,  pour les autres. Il est donc hors de question de montrer le moindre signe de faiblesse, car oui, pleurer est une faiblesse.

A l’opposé, devant un film, une série, en lisant un livre ou même en écoutant une musique que j’affectionne particulièrement, je peux facilement fondre en larmes. Ces différents médias sont mes échappatoires, ils me permettent de lâcher prise et de m’autoriser, pour une fois, à ressentir pleinement. C’est peut-être horrible de dire ça, mais je me sens souvent plus touchée par le destin d’un personnage que par ce qui se passe autour de moi. Parce qu’en quelque sorte, c’est virtuel et donc sans danger pour moi.

Revenons à Lucas à présent. Quelques secondes avant le flashback, il s’est violemment disputé avec Sarah. Il est brusque, agressif, sur le fil du rasoir. On ne sait pas s’il va exploser ou s’effondrer. S’il va réagir avec violence une fois encore, préférant la rage au désespoir, ou bien s’il va se révéler tel qu’il est : un homme brisé. Et c’est là que l’immensité du talent de RA se déploie. Lucas est fébrile, il se précipite vers l’évier, faisant couler de l’eau pour se rafraîchir le visage et l’esprit. Ses geste sont saccadés, imprécis, maladroits. Son trouble est clairement visible. Sa respiration est sonore, rapide, il lutte contre son corps qui le trahit.  On retrouve également ce geste que j’aime tant chez Richard, et qu’il utilise régulièrement en situation de détresse.  Il couvre son visage de ses mains. Ce simple geste rend Lucas particulièrement vulnérable est fragile. Durant tout ce passage, il nous tourne le dos, mais à aucun moment son visage est nécessaire pour comprendre la tempête intérieur du personnage. Je ne sais pas pour quoi mais je repense à la tempête sous un crâne de Valjean dans Les Misérables. Ce mec est tellement doué qu’il arrive à transmettre des émotions avec son dos !

Flasback. Gros plan sur son visage. Il est allongé sur le sol. Ses traits son tirés, il est sale. Ses mains sont contre son torse, il est presque en position foetale, comme cherchant un quelconque réconfort. Ses yeux son hagards. Il semble, perdu, déconnecté.

Retour sur Lucas dans son appartement, toujours filmé de dos, les mains posés sur le plan de travail. Il est pris de haut le coeur, tout son torse se contracte. Son traumatisme psychologique est si intense que cela se répercute physiquement. Il fait une crise de panique, qu’il essaye de juguler comme il peut. Il lutte littéralement contre ce qu’il ressent.

Flashback. Cette fois en plan large. Il est recroquevillé sur le sol, pieds nus, ne portant qu’un pantalon. Sa cellule est vétuste et vide,  ce qui accentue encore plus cette impression de fragilité. Lucas a l’air presque frêle, broyé par la prison. Il essaye de se lever mais n’y arrive pas, il rampe plus qu’il ne se redresse, il s’aide même du mur pour se faire. Le tout dans une extrême lenteur. Chaque détail, volontairement ou non de la part de Richard, est fait pour insister sur cette impression de vulnérabilité et d’instabilité . Il se tient voûté, ses yeux sont mi-clos, comme s’il était impossible à Lucas d’affronter une seconde de plus la réalité de sa situation. On sent bien qu’il est sur le fil du rasoir, prêt à basculer à n’importe quel moment.

Ses lèvres sont pincées, il a du mal l à déglutir, il baisse la tête, le front collé au mur,  encore un geste de soumission et de renonciation. Il capitule. ( Il est intéressant de voir qu’après le départ de Sarah, il a exactement la même attitude, s’appuyant sur la porte cette fois, après l’avoir fermée). Je ne sais pas si sa décision est prise à ce moment là. Il contemple l’idée de sa propre mort, se disant qu’il ne peut supporter cette vie, que dis-je, cette survie qu’est la sienne. Je ne crois pas que lorsqu’il se saisit de la chaise il ait pleinement conscience de ce qu’il fait. Lucas a l’air d’être dans un état second. Il souffre, il trouve une solution pour que cela cesse. C’est simple.

Son visage est affaissé, sa bouche tirée vers le bas, sa bouche entrouverte, sa mâchoire tombante et tremblante, il est écrasé par le poids de sa situation. Seul l’espace entre ses sourcils est contracté, accentuant cette impression d’abattement.  Dans les deux plans, le Lucas d’aujourd’hui et du passé, il a la même expression, la même attitude, les yeux fixés sur le plafond dans un cas, et sur la corde dans un autre. Il revit la scène.

Je m’arrête là pour aujourd’hui, juste avant le passage le plus difficile en plus, car cet article est déjà beaucoup plus long que ce que je croyais, et malheureusement plus fouillis aussi ! Je ne vous dirais pas combien de fois j’ai dû regardé cette scène, mais je dois être masochiste.

  1. Pingback: Legenda 22: Stuff worth reading « Me + Richard Armitage

  2. I loved this episode. I read in one of his interviews that when filming the suicide scene, they left him alone in a room with just a camera and told him to do whatever and take his time, and he mentioned he was surprised at how he could actually get himself to that point. A scary thought – we’re all glad he didn’t!

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